Sandrine Leon
photographe

Bio

SANDRINE LEON PHOTOGRAPHE
SANDRINE LEON BIOGRAPHIE VERSION ANGLAISEbio - parcours - actualités
« Mon objectif est de modifier la perception de nos
comportements en les sortant de leur contexte habituel :
revenir aux choses essentielles… 
»

photo@sandrineleon.com

... Dans son travail de photographe, Sandrine Leon scrute et s’interroge… sur la nature, l’homme, le rapport de l’homme à la nature, la consommation dans toutes ses outrances, notamment. Elle tend son objectif, cherchant à comprendre comme l’être humain trouve sa place dans la société. Le sentiment de bonheur est un autre sujet, impalpable, qu’elle tente de montrer dans ses images.

Sandrine travaille souvent par série ; elle développe alors, sur plusieurs années, un thème et ses variantes.
C’est ainsi qu’en 2000, elle entame une réflexion sur l’individu et la consommation : « frigos et poubelles », photographiés au débotté chez des particuliers, nous renseignent sur les modes d’alimentation et d’approvisionnement, les déchets, les gâchis… Ces natures mortes deviennent portraits, évoquant l’univers de la personne à qui appartient le frigo, mais se chargent aussi d’un point de vue ethnographique : elles nous donnent à voir des façons de vivre, elles fixent l’évolution des mœurs en la matière. Aliments crus, plats préparés, nourriture bio, aliments carnés ou végétaux, diversité des emballages… forment une mosaïque de couleurs et de matières qui en dit long sur notre consommation.

Essentiellement estivale, la série « mes pieds en vacances » prend racine en 2003. Sandrine convie ici le spectateur à se glisser dans la peau du photographe, pour entrer à son tour dans le paysage. Les pieds sont chaussés de tongs, symbole universel. Le regard perd ses repères, désorienté par le point de vue qui rase le sol pour découvrir des lieux vierges de toute construction immobilière ou commerciale. Campagne ou bord de mer, comme un éden que ponctue parfois une vache ! Pour ces prises de vue, Sandrine utilise invariablement un appareil Holga, qui permet l’impression de flou sur les bords de l’image, ajoutant une part de rêve. La photo prend, soudain, l’allure d’un trou de serrure, à travers lequel le spectateur passe un œil et goûte un peu la beauté de ces paysages.

Paysages encore, mais « à travers la vitre ». Dans cette série, la mise au point est faite sur la pluie, ruisselant le long d’une vitre. Au second plan, le paysage apparaît brouillé, comme un univers onirique, qui laisserait au regard le soin de recomposer des lignes, des formes, des histoires. On retrouve cette même impression au gré des « reflets dans l’eau », urbains ou campagnards, où le sujet principal se montre la tête à l’envers, déformé par les ondulations d’une flaque. À chacun ensuite d’imaginer le lieu, le moment, les bruits de l’instant où fut prise la photo. C’est un jeu sur les apparences.

Familière du monde de l’enfance, la photographe saisit les menus bonheurs des petits : ce sont « des plaisirs à la pelle ». Ici, cadrages serrés, couleurs vives, lumière fraîche renforcent la sensation de bonheur suggéré, exaltent les sens, créent un monde empli de merveilleux. Gadoue, bobo, cache-cache, grimaces, dînette, chatouilles, patauge, pour de faux, bêtise, bonhomme, amoureuse… les mots d’enfant surgissent à chaque cliché. Universels et spontanés, les gestes capturés par ces images instantanées témoignent de la richesse des rapports que les plus jeunes entretiennent avec le monde extérieur. Sandrine, le regard sans cesse avide, invite ainsi les adultes que nous sommes à raviver leur curiosité, à retrouver au quotidien la saveur de l’enfance. Simplement...